Un regard 11_

Un regard 11_
Bill_


Date : 28 Mars 2008.




3 appels manqués. Non, non, non. C'est pas vrai ça ! Mes doigts tapotent sur les touches de mon foutu portable que j'avais oublié dans le bus.
Mémoire de merde.

Bip, bip, bip. . .

__ Allô ??!
__ Kay ???
__ Bill .. ??? Bill, c'est toi ?

Une note de bonheur dans sa voix. Mon coeur se congèle, dégèle et brûle cent fois de suite. En un instant.

__ Mon Dieu. . . Pourquoi est ce que tu n'es pas venue, Kay . .? Je m'inquiétais. J'ai imaginé tellement de choses... Tu n'avais pas le droit de me laisser comme ça.
__ Ex.. Excuse moi, Bill. Excuse moi.

Oh, non. Voilà qu'elle pleure. Mon coeur reste gelé. Boum, boum. Est ce que je suis mort ? Je voudrais mourir bercé par Sa voix.

__ Kay, ne pleure pas, s'il te plaît. On va trouver une solution. On va se revoir. Tu peux. . Tu ne peux pas me rejoindre ??
__ Non.
__ Vraiment pas ?
__ Je suis. . .

Elle se racle la gorge. La mienne se serre. Désespéré.

__ Je suis malade.
__ Oh, c'est pas vrai ! Qu'est ce que tu as ? Tu vas bien ? Tu te soignes bien, j'espère. C'est pas trop grave ??
__ Tout. . Tout va bien, j'irais mieux dans quelques temps.

Hein ? Quoi ?
J'ai la bizarre impression qu'elle me ment.

__ Alors, pourquoi est ce que tu pleures, Kay, si tout va bien.
__ Je voudrais te revoir. Tu rentres quand ?

Elle pleure, elle pleure. Et mon coeur malmené menace d'imploser.

__ Dans ... Deux mois. .
__ C'est pas vrai, c'est pas vrai.
__ Kay, ne t'inquiète pas. . Jamais je.. Jamais je ne t'oublierais, on se retrouvera dans deux mois, on s'appellera tous les jours. On parlera toute la nuit et je penserais à toi chaque jour. . . S'il te plaît, ne m'abandonne pas. Laisse-moi t'aimer ! Je suis désolé. . . Je ne veux pas non plus aller en tournée. Mais je suis. . .
__ Obligé.
__ Oui . . . C'est mon métier.
__ Je ne veux pas.
__ Quoi ..?
__ Je ne veux pas !!! Je ne veux pas attendre deux mois avant de te revoir, moi. Je ne peux pas. . . Et puis . . Non, je ne peux pas... Je ne t'attendrais pas.
__ Kay, s'il te plaît !!! Je t'aime . . .

Un long sanglot répond à mes pleurs désespérés. Foutu téléphone, Foutue distance de merde! Je veux te serrer contre moi.

Donne-moi ta douleur, Kay. Je l'emmènerais loin de toi.

__ Je ne veux pas que tu m'aimes. Tu... Tu ne peux pas. Trouve. . . Trouve-toi quelqu'un d'autre en tournée.
__ Kay !!!!!!!

Un long et sinistre bip m'annonce que je viens de perdre ce qui, en quelques mois, était devenue ma vie, mon oxygène, mon obsession.

Ma drogue.

Mon portable ultra-perfectionné va se perdre sur le sol. Morceaux éparpillés sur la moquette du bus-tour. Plus rien à foutre. Plus rien. Tout ce que je veux, c'est la revoir. La revoir. La revoir.

Kay . . .

Une atroce douleur, dans mon coeur souffrant. Boum. Boum. Je voudrais qu'il s'arrête de battre. Je voudrais que tout s'arrête. Je veux mourir. Mes larmes coulent, roulent, tombent. Encore. Et encore. Je veux mourir. Juste mourir! Kay. Mon amour.


S'il te plaît.


Le Lendemain_


Les gens autour de moi me semblent très loin. Tout à coup le monde n'est plus rien qu'un amas de vies sans aucun sens, sans aucune couleur. Tout est vide et tout est las, tout est noir. Tout n'est plus rien. Rien. Je n'ai même plus la force de voir le monde en couleur.

Vide, et sans saveur.

J'ai essayé de L'appeler. Au moins une vingtaine de fois. Lui ai laissé une trentaine de messages, grâce au portable de Tom qui m'a gentiment permis de l'utiliser.
Résultat? Tom n'a plus de forfait, et moi j'essaye de respirer sans mon air. Mon oxygène. Kay . . .


Le bus prend un malin plaisir de m'éloigner d'elle d'heure en heure, de ville en ville, de concert en concert. Et moi je ne suis plus rien qu'un pauvre mec qui a le moral dans les chaussettes. Un mec qui a les foies parce qu'il a abandonné celle qu'il aime. Un mec qui est obligé de s'enfermer dans la mini salle de bains du bus toutes les heures pour réparer les ravages que causent ses larmes sur son putain de maquillage de merde.

Pour une fois, j'ai juste envie de voir cette fille a qui je ne cesse de penser, et pas chanter sur scène au milieu de fans qui n'en ont strictement rien à foutre de ce que je pense. Je pourrais me suicider qu'elles m'insulteraient encore. " Il aurait pu penser à nous un peu ! " Mais merde. Merde. Je n'ai même pas le droit d'être malheureux parce que ce n'est pas bon pour mon image.

Ah, elle est belle mon image.

Moi je me vois pour l'instant comme un mec qui se balade avec un coeur brisé. Et qui se traite d'abruti fini toutes les secondes.


Je Veux la voir!! Je veux la voir. Je n'en peux plus. Vraiment plus. Ma vie n'a aucun sens. Elle n'a plus aucun sens. Dieu me donne ce que j'ai toujours voulu. Sauf que maintenant, il peut tout garder pour lui. Les fans, les concerts, cette putain de célébrité et tous ces flashs qui t'aveuglent et finissent par te rendre fou.





Je voudrais juste la rendre heureuse.




_____________________

Juste pour Tutufuenchef qui n'a pas eu le lien parce que sa crétine d'amie a oublié de lui donner, tu sais, ma nouvelle fiction?

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# Posté le samedi 07 juin 2008 12:55

Modifié le dimanche 15 juin 2008 10:05

Un regard 12__

Un regard 12__
Kay_


Date: 30 Mars 2008.


Jamais plus je ne prendrais de médicaments. Jamais plus je n'irais à l'hôpital. Jamais plus je ne croiserais les yeux vides de vie de mon père. Jamais plus. Jamais plus. Je n'en ai plus rien à faire, de ma vie. Je veux juste pouvoir respirer une dernière son parfum avant de fermer les yeux pour toujours.
Le reste ne compte plus.

Qu'est ce que je fais là? Pleurant à la fois de joie, d'angoisse et de regret, un petit bagage insignifiant à la main, montant dans un avion, destination amour éphémère?
Je ne sais plus. Mais ce sentiment qui ne m'était plus destiné depuis longtemps, ce sentiment revient et me fait perdre mes moyens.

L'espoir.

L'espoir. Je ne suis plus sûre de rien, à présent. Je vais sûrement briser le coeur de mon père, avec ce minuscule message que j'ai laissé sur mon lit avant de m'enfuir vers une vie que j'estime meilleure pour nous deux.

" Pardon, Papa. Ne t'inquiète plus jamais pour moi.
K. "

Je suis égoïste, lâche, puérile. Et complètement, purement, totalement, passionnément amoureuse.
Pour la première fois depuis un temps infini, j'espère quelque chose de cette vie que Dieu compte bientôt me reprendre.

__ Bon voyage, mademoiselle.

L'hôtesse me sourit et repart vers quelques sièges plus loin. Moi je souris au siège devant moi, comme l'idiote que je suis, puis reporte mon attention sur le ciel étoilé qu'on peut apercevoir à travers le hublot.

La nuit va être longue.


Le lendemain matin, 7 H00, sur le quai_


Je me sens un peu nauséeuse. Rien de trop grave, et puis j'ai l'habitude à présent, mais assez pour que j'ai du mal à fixer mon attention sur la route.
Il me faut un taxi.

__ Où allez vous?

Essayez de parler français quand ce n'est pas votre langue maternelle et que vous êtes malade.

__ . . . Heu, Rue ####, s'il vous plaît.

J'ai un accent horrible et la gorge enrouée mais le chauffeur a l'air de m'avoir comprise, puisqu'il hoche la tête, me sourit et démarre en me disant:

__ Bien ma ptite dame!


D'après ce que j'ai recherché sur internet avant de partir, les TH ont un concert ce soir. Je compte bien l'attendre à la sortie. En espérant qu'Il me voit.

Faites qu'il m'aperçoive au milieu de ces fans.













# Posté le lundi 23 juin 2008 09:55

Modifié le lundi 23 juin 2008 11:22

Un regard 13__

Un regard 13__
Bill_

Date:31 Mars 2008.



Le concert est enfin fini. Je me traîne vers la sortie sans un regard aux fans qui hurlent tout ce qu'elle peuvent hurler, au milieu de Tom, Gustav et Georg qui m'observent, l'air si inquiet que je me demande vaguement quelle tête horrible je dois avoir pour qu'ils me fixent comme ça.

Ca ne doit pas être très beau, sûrement.

J'ai chanté tellement mal, ce soir, que je m'étonne que nos fans ne soient pas parties en se bouchant les oreilles. Fin bon. Elles hurlent tellement, de toute façon. Je pourrais crier que je suis PD et fier de l'être qu'elles ne se seraient même pas aperçues que je parlais.

__ Bill . . .
__ Je veux dormir.
__ On doit aller signer quelques autographes, d'ab...
__ Non. Je veux juste DORMIR.

Tom et Georg se lancèrent un regard significatif qui m'énerva au plus haut point. Mais je fit semblant de ne rien remarquer et traversa l'allée qui menait à la porte tatouée EXIT sur le front.
C'était vrai. Tout ce que je voulais, c'était de dormir. Au moins, je pourrais rêver d'Elle. Ca me suffirait. Pour le moment. . .

__ Bill... Bill, attends !

Mon jumeau me rattrapa et me posa sa papatte sur l'épaule, mais je l'enlevai aussitôt et continuai mon chemin de croix jusqu'à la crétine de porte signalée EXIT.

__ Bill, tu vas finir par tourner maboul si tu continues à penser à cette fille.

Je me retournai aussitôt et lançai un regard noir en direction de mon charmant frêre:

__ Tu ne comprends pas, Tom? / sarcastique. / Je SUIS maboul. Complètement, totalement, désespérément maboul.

Puis je me retournai et marchai à grand pas résolus. ( vers la porte. Enfin vous avez compris. )

Je compris en ouvrant cette fichue porte qu'il ne me serait pas facile de retourner au bus sans encombre, et qui plus est sans garde du corps, en voyant les fans s'agglutiner autour de moi en criant.

" Iiiiiiiiich liiiiebe diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiich Biiiiiiiiiiiiiill !!!!!!!!! "

Gott.

Je repoussai la fille qui venait de me percer le tympan gauche et marchai en crabe, poussant et tirant pour me frayer un passage parmis la foule.
J'entendis vaguement Tom qui me cria que j'étais complètement malade, malade, malade.

" Oh, que tu es observateur Tom. "


__ Laissez moi passer... Laissez moi passer, il faut que... Bill !!!!!!!!!!!!! Bill !!!!!

Encore une fan quelconque. J'esquissai un pas en arrière, puis finalement haussai les épaules et continuai à me faire écraser de toutes parts.

__ Bill !

Le ton fut plus autoritaire cette fois. Etonné, me préoccupant comme de ma première chaussette des fans qui me tiraient les cheveux en criant qu'elles voulaient un bout de ma chevelure pour l'encadrer, je me retournai et cherchai du regard celle qui m'appelait de ce ton, au milieu de toutes les autres.


Oh, mon Dieu.


__ Kay. . . Kay ! ! ! ! ! ! !


# Posté le lundi 23 juin 2008 10:48

Modifié le lundi 30 juin 2008 12:01

Un regard 14__

Un regard 14__
Kay_

Date: 31 Mars 2008.

__ Kay... Kay ! ! ! ! ! ! !

Il eût lorsqu'il prononca mon nom cet air qui faisait de lui un ange. Il se précipita vers moi du mieux qu'il le put, tout comme moi j'essayais de m'avancer vers lui, pitoyablement et désespérément entrainée par ses fans. Celles-ci ne paraissaient même pas se rendre compte ce ce qui se passait_ Jour pourtant magique et tant espéré.
J'avais tellement hâte de mettre ma tête sur son torse, de sentir ses bras entourer ma taille de ce geste qui nous rendaient tous deux invincibles.

__ Oh, Kay.

Il s'arrêta à quelque distance de moi et me regarda si tendrement que je ne rougissai aussitôt jusqu'aux oreilles_sans pour autant cesser de Le regarder.
Il me prit la main avec une rapidité qui me suprit presque et m'entraina à sa suite, ne prêtant guère attention aux cris de ses fans et se retournant assez fréquemment pour voir si je n'étais pas engloutie ni morte écrasée.

Nous atteignîmes enfin le bus. Bill ouvrit la porte et me tira à l'intérieur.

Enfin seuls.

__ Ouuf...
__ Kay.

Ses yeux me souriaient, étrangement brillants. Il leva une main timide pour m'en caresser la joue, d'un geste si doux que j'en eûs presque les larmes aux yeux.

__ Tu m'as tellement manqué.
__ Ca ne fait pourtant que quelques jours. / rire géné /
__ Encore plus belle que dans mon souvenir, marmonna-t-il en me souriant.
__ / rougit / Heu, merci.

J'eus cependant du mal à lui rendre son sourire, étant donné que je me battais avec une nausée et une fièvre grandissante.
Mais Bill, bien trop heureux de me voir semblait il, ne se rendit compte de rien. Il m'enlaca par la taille et se penchait pour m'embrasser lorsque la porte du bus s'ouvrit à nouveau sur Tom, Gustav, Georg et Saki.

Tom me fixa aussitôt et un grand sourire s'étala sur son visage:

__ Ben tiens! Je suppose que tu es la fameuse Kay.

Les garçons s'approchèrent tous de moi, tandis que Saki s'engouffrait dans le fond du bus, ne voulant sans doute pas nous déranger.
Le bus se mit en route, tandis que je devenais le point de mire de l'attention des quatre TH.
Gustav m'observa des pieds à la tête avant de déclarer à Bill d'un ton tranquille:

__ Je crois qu'elle va avoir besoin d'un bon lit.

Je me recroquevillais aussitôt tandis que Tom et Georg éclatèrent de rire, Bill m'enlaçant plus fort et fronçant les sourcils avec une telle détermination que je crus qu'il allait s'exploser les yeux.
Je toussotai d'un air géné, observant à mon tour Gustav du coin de l'oeil.

__ T'es sympa, Gusti! Elle n'a pas de cernes pourtant! / rire /
__ Je dis ça, Tom, parce qu'elle est très pâle et qu'on dirait qu'elle va s'effondrer d'un moment à l'autre.

Les quatre garçons me fixèrent Derechef, voulant sans doute vérifier les dires de " Gusti ".
Puis Bill hocha la tête et m'obligea presque à le suivre jusqu'à un fauteuil où il m'assit de force.
Il emprisonna mes joues entre ses mains et plongea ses yeux dans les miens.

__ Ca va?
__ Je vais très bien, marmonnai-je aussitôt tout en essayant de me libérer.

Les trois autres garçons s'assirent près de nous sans rien dire, paraissant se repaître du tableau que je formais avec Bill.

__ Hum, Bill.
__ Oui?
__ Lache-moi.
__ Ah, oui.

Tom éclata de rire:

__ Ma pauvre Kay, tu n'as pas fini. Bill ne te lâcheras plus, il est trop accro. / ricanement /
__ Tom, sois tu te la ferme sois je t'enferme dans le placard.

Le pire, c'est que Bill avait l'air très sérieux. J'esquissai un sourire qui disparut aussi vite qu'il était arrivé lorsqu'une nausée plus forte que les autres me fit lever précipitamment.

__ B.. Bill.. Toilettes.
__ Oups.

Les trois autres garçons me fixèrent, l'air incrédule. Bill me prit par le bras et me tira aussi vite qu'il le put vers une petite porte située non loin d'une " petite " télé écran plat.
J'arrivai pile à temps et vomissai le résultat d'une journée sans dormir.
Puis, je m'essuyai la bouche et m'assit par terre en gémissant à fendre l'âme. Bill s'avanca d'un air prudent.

__ Oh, merde. Tu es encore malade?

J'hochai la tête sans prendre la peine de répondre oralement, de peur de devoir encore le dégouter un peu plus, puis me remit à gémir en me tenant le ventre.
Bill tira la chasse d'eau et me releva. Il m'entraina à nouveau vers un autre canapé, juste en face de la télé, et s'assit près de moi, une expression inquiète s'affichant à présent sur son angélique visage.

__ Ca fait longtemps que tu es malade?

Je haussai les épaules sans répondre. Bill me prit par les épaules et me secoua légèrement:

__ Kay, réponds! Je m'inquiète. Tu m'avais déja dit, au téléphone l'autre fois, que tu étais malade. Qu'est ce que tu as?
__ R.. Rien. Ne t'inquiète pas, Bill, j'ai juste un peu de mal avec l'avion...
__ Tu es malade en avion?
__ TOut ce qui roule et qui vole, mentis-je, assez adroitement pour que l'air inquiet de mon ange s'efface, remplacée par une expression d'intense soulagement.
__ / rire / Ah bon, d'accord. Pendant un moment, j'ai cru que tu me cachais quelque chose.

Oh, si tu savais.

Je répondis néanmoins à son sourire, me donnant ainsi la nette impression de n'être qu'une hypocrite.

__ Bon, les cocos! C'est pas pour vous déranger hein, mais il est tard. Est-ce que Kay reste avec nous?
__Oui, répondit Bill d'un air si décidé que je ne pus m'empêcher de lui adresser un sourire rayonnant. Oh, tu es tellement belle quand tu souris, affirma-t-il avec un sourire béat qui acheva de me dérider.

Tom fit mine de jouer du violon d'un air concentré [ dédicace à Tutufuenchef =D ] pendant que Bill le fixait d'un regard à en faire pâlir La Mort et que Gustav et Georg éclataient de rire.

La soirée s'acheva dans un calme heureux, Bill me serrant contre lui avec détermination toutes les deux minutes, Tom le charriant sans se soucier de ses regards noirs, apparemment ravi de la situation et non content de me faire rire. Gustav préférait quant à lui jouer aux cartes avec Georg, celui-ci prétextant aller aux toilettes à chaque fois qu'il allait perdre pour se retrouver à regarder les cartes du pauvre Gustav derrière son épaule. ( Naturellement, Tom prévint Gustav qui arrêta aussitôt de jouer. )


Gustav et Georg partirent se coucher les premiers, et Bill balanca des regards amers et appuyés en direction de Tom jusqu'à ce que celui-ci éclate de rire et parte à son tour en direction de sa couchette, située au fond du car, déja plongé dans le noir par les soins des deux G.

Bill me sourit et me poussa vers une autre couchette, celle-ci située non pas à l'arrière du car avec les autres mais à l'avant.

__Tu te sentiras peut être mieux si tu n'es pas entourée de quatre gars lourdaux, me chuchota-t-il à l'oreille.
__ J'aurais préféré être avec toi.
__ Ah, oui, marmonna-t-il avec une expression torturée qui me fit rire. Mais je .... Si je dors avec toi, Tom...
__ Ne t'inquiète pas, répondis-je, Je comprends.
__ Mon frêre est un chieur, lança Bill d'un air blasé en m'observant sortir mon pyjama de ma valise.
__ Ton frêre est... un immense éclat de rire.

Il écarquilla les yeux et me fixa sans rien dire pendant une seconde... Pour finalement m'adresser un sourire lumineux.

__ Et toi tu es magique. J'ai beaucoup de chance!, ria-t-il. Tu veux que je t'aide à enfiler ton pyjama?, continua-t-il, une moue rieuse aux lèvres.
__ Heu, non merci, dis-je en me sentant rougir.

Il rit encore et resta assis sur la couchette, me regardant mettre mon pyjama avec une expression fascinée que je ne lui connaissais pas et qui me mit légèrement mal à l'aise.
Mon pyjama enfilé, je m'assis à ses côtés. Il m'enlaca aussitôt par la taille et réunit nos lèvres en un baiser long et tendre. Je soupirai d'aise et collai ma tête sous son menton.

__ Dis moi, Bill, dis-je après un instant de silence, je croyais qu'il n'y avait pas le droit aux filles dans le bus tour?
__ Oui, c'est vrai. / il poussa un soupir. / Mais ce n'est pas grave, je m'arrangerais avec David. Je veux que tu nous suive pendant toute la tournée!!
__ Toute la tournée?!

Je n'en avais jamais espéré tant.

__ Bien sûr, qu'est ce que tu crois?!, répondit-il avec une expression choquée. Je ne vais pas te mettre à la porte en pays inconnu, alors que j'ai cru mourir séparé de toi, tout ça à cause d'une interdiction idiote. Tu resteras avec nous coûte que coûte, et tant pis pour David.

Il se tut soudain et retint un sourire, je lui en demandais la cause.
Il me serra plus fort et chuchota en riant:

__ C'est que, je vais devoir rester à bonne distance de toi pendant la tournée.
__ Pourquoi donc?

Il dut sentir mon désarroi, parce qu'il me serra plus fort encore et me souffla dans le cou pour me calmer:

__ Parce que sans ça, je ne vais pas pouvoir me retenir et je resterais tout le temps à tes côtés, négligeant les concerts et mes fans. David n'appréciera pas! Et puis en plus...
__ ?
__ Tu es tellement désirable.

Il se pencha et m'embrassa encore, avec un peu moins de retenue et de tendresse que la fois précédente.
Il rompit notre baiser lorsque mon coeur commenca à s'emballer plus fort que nécessaire, se leva et me baisa le front.

__ Bonne Nuit, Mam'selle Kay..


Il me gratifia d'un nouveau sourire et partit à l'arrière du car.


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Nouvelles fictions pour Tutufuenchef ; ICI et LA.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 12:22

Modifié le mardi 01 juillet 2008 09:47

Un regard 15__

Un regard 15__
Bill__


Date: Un mois plus tard_


Elle est bien là. J'ai encore du mal à y croire, pourtant je l'ai enlacée, embrassée, touchée, caressée, regardée, encore et toujours. Sans relâche. Comme un oiseau frôlerait inlassablement le ciel de ses ailes, ne semblant pas pouvoir croire en sa réalité.
Je ne sais plus comment j'ai fait pour vivre, sans Elle. Lorsqu'Elle est à mes côtés, je pourrais presque vider le ciel de ses nuages. Un Dieu sur la terre accompagnée de sa muse.
Lorsqu'elle n'est pas là, près de moi, je suis tout juste bon à écouter mon coeur pleurer. Comme un poisson hors de l'eau. Son eau. Sa vie.

Installant un fauteuil près de son lit, tout doucement pour ne pas la réveiller, j'observai sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration avec une adoration qui me fit presque peur. Dépendant de sa drogue jusqu'au dernier souffle.

__ Elle dort encore?

Je fronçai les sourcils et me tournai vers mon frêre, un doigt collé sur mes lèvres:

__ Tais-toi. Elle est fatiguée.
__ Elle a tout le temps l'air fatiguée. Hier, elle dormait presque debout.

J'acquiescai mollement avant de retourner à mon observation. Tom avait raison, et je commençais sérieusement à m'inquiéter. Kay était malade. Le problème n'était pas l'avion ou le car. Le problème, c'était quelque chose dont je n'avais pas vraiment idée mais qui me révoltait déja.
Mon ange, si beau.
Je plissai les yeux. Est-ce qu'elle me cachait quelque chose? J'en étais certain. Et j'étais bien décidé à découvrir quoi.

__ Bill..?

Je fis un grand sourire à Kay, qui s'asseyait dans sa couchette avec une expression presque perdue, et posai derechef mes lèvres sur les siennes sans me préoccuper de l'air sarcastique de Tom. Au diable mon jumeau.

__ Bien dormi?
__ Heu, ... Oui. affirma-t-elle en baillant.
J'éclatai de rire.
__ Ca a l'air, effectivement! Bon, viens déjeuner. Les autres avaient faim et n'ont pas voulu t'attendre pour manger ( je fusillai Tom du regard ) mais moi, j'ai voulu manger avec toi.
__ Comme d'habitude, quoi ! ria-t-elle en adressant un sourire railleur à Tom. ( Elle se leva et s'étira en baillant encore. ) Quoi de bon à manger, ce matin?
__ Cornflakes.
__ Comme d'hab, quoi ! s'exclama Tom en pouffant.
__ Mais pour toi, Kay, j'ai préparé des pancakes.
__ Quoi ?! s'écria Tom, effaré. Mais je ne les ai pas vu !
__ Normal. Je les ai caché dans le placard de la salle de bains pour que tu les laisses à Kay.
__ Quoi ?! répéta Tom en plissant les yeux. Et moi qui me suis tapé les cornflakes, grommela-t-il en levant les bras au ciel.

Kay se contenta quant à elle de me sourire. Heureux jusqu'aux bout des ongles, je lui rendit au centuple puis me levai pour aller chercher les fameux pancakes, Kay et Tom à ma suite. Parvenu devant le placard, je fixai Tom du regard jusqu'à ce qu'il daigne trouver une bonne excuse pour nous laisser seuls, puis ouvris le placard et tendai les pancakes à Kay.

__ Tada !
__ Heurk, ils sont dégoulinants ! s'exclama Kay en fixant les pauvres pancakes. ( Je lui reprit des mains en fronçant les sourcils mais elle me les arracha. ) Hey, je blaguai ! ria-t-elle en plantant un baiser sur le bout de mon nez. Ils sont parfaits.

Elle mentait, à l'évidence: Ils dégoulinaient effectivement et semblaient noirs tant la cuisson avait été peu aisée. Mais elle s'assit tout de même et entama son repas avec un bon sourire.
Georg arriva peu après et s'installa en face d'elle, humant l'air comme un félin en chasse.... Puis fronça le nez et considéra les pancakes comme il l'aurait fait d'un cadavre puant.

__ Pouaaah ! Et tu manges ça, Kay ! Comment tu fais ??
__ C'est l'amour, affirma Tom en se postant près de moi.
__ Je ne suis pas pressé de tomber amoureux alors, déclara Georg en levant les yeux au ciel.
__ Bon ça va, j'ai compris ! Kay, laisse ces pancakes. ( Elle secoua la tête et continua de manger en s'étouffant de rire. ) LAISSE CES PANCAKES ! ( Morte de rire cette fois, elle continua de manger. )
__ L'amour, l'amouuur, se mit à chantonner Tom en guidant un orchestre invisible de ses deux index.
__ 'inquiète 'as 'illou, 'es 'ancakes 'ont 'rès 'on, affirma Kay la bouche pleine en riant de plus belle.
__ Gustaaaav, tu es où nom de Dieu ! J'ai besoin de toi pour me défendre !!!! m'écriai-je non sans un petit sourire.
___ L'amouuuur ! continua Tom en plissant les yeux.
__ Je vous déteste tous, affirmai-je alors en me mettant à rire.


J'étais surtout le plus heureux du monde.


# Posté le samedi 05 juillet 2008 11:39

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 11:55