Kay_
La tournée s'achevait. Ce soir, nous irions à Paris, pour un ultime concert. J'appréhendais un peu la fin de cette tournée, surtout à cause du fait que je ne savais pas encore ce qu'il adviendrait de Bill et de moi après cette soirée. Le suivrais-je encore? Retournerais-je chez mon père? Il me manquait mais j'essayais de ne pas y penser, en bonne égoïste. Quoi de plus dur que de repenser à ses erreurs? Le mot que je lui avais laissé comme explication en était une. Je me détestais. Mais ça ne changeait pas beaucoup, de toute façon...
Tom leva les yeux au ciel et enchaîna en me fixant comme s'il allait arriver ainsi à retenir mon attention - Que je préférais toujours donner aux beaux paysages de France qui se profilaient derrière la fenêtre du Bus-tour.
Je me renfrognais aussitôt. Une boîte de nuit ! C'était le meilleur des endroits où je pouvais aller pour faire gagner du terrain à ma maladie...
Le contact d'une main sur mon épaule me fit sursauter. Je me tournai et croisai aussitôt le regard de Bill. Il me sourit, se pencha pour frôler ma joue de ses lèvres et poussa Tom pour pouvoir s'asseoir à côté de moi. J'émis un rire railleur en voyant le regard noir que lançait Tom à son jumeau... Qui n'avait rien vu, trop occupé à me sourire. Tom se mit jurer à voix basse, ce qui enjoigna son frère à tourner la tête vers lui, à contre-coeur:
Bill haussa un sourcil ironique mais ne répondit rien. Gustav leva la main comme pour prendre la parole :
J'éclatai de rire, ce qui détendit aussitôt l'athmosphère - Qui s'était considérablement alourdie depuis que Tom avait commencé à grogner.
Il se mit à rire.
Après le concert - Qui eut lieu dans le chaos le plus total, comme à son habitude ( Une fan parvint à se glisser dans le Bus-tour et poursuivit Bill jusque dans les toilettes, où il s'était lâchement enfermé pour éviter de se faire couper les cheveux - Elle affirmait, ciseaux à la main, en vouloir une mèche en guise de souvenir. )Nous avions finalement décidé de voter. Résultat : Mikado, 2 voix, Boîte de nuit, 3. Je n'avais plus qu'à me poster dans un coin jusqu'au départ... A moins que. Bill avait l'air décidé et voulait me suivre, quoi que je choisisse. Mais je savais instinctivement qu'il avait envie d'aller en boîte, s'amuser un peu. J'étais déjà assez égoïste comme cela ! J'avais donc décidé de mentir à Bill, et, bien que mon enthousiasme me parut quelque peu fictif, il fut prononcé de façon assez positive pour réussir à tromper Bill.
Et nous y étions déjà, après s'être débarrassé de la fan aux ciseaux- A l'aide des deux gardes du corps et un David déchaîné. Je lâchai un soupir sans le vouloir, en fixant la boîte dans laquelle nous étions entrés. Grande et bondée, comme l'image que je m'en faisais. La fin d'une chanson de Madonna passait, et nous parvînmes tant bien que mal à atteindre le bar - Des adorateurs de la chanson hurlaient encore aux D.J de la repasser et agitaient frénétiquement les bras en direction des baffes pour se faire comprendre, ce qui rendait le chemin assez hardu. Je m'assis sur un des tabourets aux côtés de Bill, pendant que les deux G, accompagnés d'un Tom enthousiaste, partaient en direction de la piste, non sans avoir pris auparavant commande auprès d'un serveur.
Bill commanda une bière et me demanda si j'en voulais une. Je secouai la tête, peu désireuse d'activer la nausée contre laquelle je me battais depuis ce matin. Une autre chanson de Madonna résonna soudain à mes tympans, et j'eus un frisson en considérant le peu de distance qu'il y avait entre les baffes et mes pauvres oreilles rougisseantes. Je soupirai et baissai la tête pour tenter d'échapper à la musique - Que de temps perdu.
Bill parut remarquer mon geste et rapprocha son tabouret du mien pour pouvoir enrouler son bras autour de ma taille d'un geste tendre:
Ce qui était parfaitement vrai, bien que le " un peu " soit de trop. La douleur habituelle vrillait dans mon pauvre crâne, et la musique ne faisait bien sûr qu'empirer les choses. Pourquoi fallait-il que je sois malade? J'aurais pu aller danser avec Bill... J'aurais pu m'amuser. L'injustice de la situation me revint en pleine figure et je me retins à grand peine de me mettre à sangloter au vu de tous, haineuse. Que je détestais cette maladie ! Mais Bill était là, avec moi.
Ca me suffisait. Pour l'instant...
Sa voix, pressante et inquiète. Je relevai la tête et acquiescai, soulagée et honteuse. Il me prit par la main, me fit descendre du tabouret sans jeter un seul regard au barman qui venait de déposer sa bière sur le boin du bar et me conduisit dehors, non sans avoir auparavant tapé sur l'épaule de son frère - Qui profitait du spectacle que sa future victime adepte des strings offrait en se baissant pour remettre son bas - pour lui indiquer où nous allions.
J'acceuillis l'air frais avec soulagement. Bill m'indiqua un banc, situé en face du bâtiment, et nous allâmes nous asseoir. Je fermai les yeux pour mieux tenter de repousser ma nausée et ma migraine, puis constatai avec quelques secondes de retard que Bill ne disait plus rien. Je rouvris les yeux et tournai la tête pour le contempler, inquiète. J'aimais quand Bill parlait, et il le faisait très souvent, ne s'arrêtant que pour m'embrasser ou pour m'observer d'un air songeur. Le fait était que, ce soir, il ne faisait ni l'un ni l'autre. Je lui pris la main et m'éclaircis la gorge, l'incitant à sortir de ses pensées.
Il me fixa un instant et parla enfin:
J'ouvris, puis refermai la bouche aussi sec, secouant la tête dans le vain espoir que ce geste allait suffire à retirer les soupçons que Bill avait - Depuis un certain temps apparemment, ce que je n'avais pas remarqué. J'étais donc découverte. Je n'aurais jamais pensé devoir lui annoncer si tôt... Ou peut être que si finalement. Parce que j'allais... J'allais mourir un jour. Bientôt.
Il aurait de toute façon fallu que je lui dise.
Allez, Kay ! me morigénai-je en retenant mes larmes. Dis-le.
Il y eut un silence.
Il se leva et commenca à faire les cents pas autour du banc, fébrile. Je peinai de plus en plus à retenir à la fois mes larmes, ma migraine et ma nausée. Je me levai moi aussi, dans l'espoir que je parviendrais à calmer Bill. Il le fallait. Je ne voulait pas tout gâcher ! Tout était si beau.
Ou peut être pas tout, pensai-je en serrant les dents.
J'aquiescai, tâchai de m'en convaincre à mon tour. Non. Ce n'était pas si grave. Non. Non ! Rien n'était grave.
Peine perdue. Confusément, je sentis soudain que j'avais perdu la bataille, les batailles. Tout éclata en même temps. Mes larmes, ma migraine qui revint au galop, et ma nausée.
Je m'affalai à terre. Tout était noir, rouge, vide. Je ne voyais presque plus rien. Un cri. je sentis des mains presser mes épaules, mes joues. Bill. Que se passait-il? Je rouvris les yeux, ne vit que du rouge. Du rouge, partout autour de nous.
Je compris.
La tournée s'achevait. Ce soir, nous irions à Paris, pour un ultime concert. J'appréhendais un peu la fin de cette tournée, surtout à cause du fait que je ne savais pas encore ce qu'il adviendrait de Bill et de moi après cette soirée. Le suivrais-je encore? Retournerais-je chez mon père? Il me manquait mais j'essayais de ne pas y penser, en bonne égoïste. Quoi de plus dur que de repenser à ses erreurs? Le mot que je lui avais laissé comme explication en était une. Je me détestais. Mais ça ne changeait pas beaucoup, de toute façon...
__ Ouh ouh ! Kay.
__ Mmm..?
__ Mmm..?
Tom leva les yeux au ciel et enchaîna en me fixant comme s'il allait arriver ainsi à retenir mon attention - Que je préférais toujours donner aux beaux paysages de France qui se profilaient derrière la fenêtre du Bus-tour.
__ Je disais donc que David était d'accord pour que nous fétions la fin de notre tournée en boîte de nuit, affirma-t-il avec un grand sourire ravi.
Je me renfrognais aussitôt. Une boîte de nuit ! C'était le meilleur des endroits où je pouvais aller pour faire gagner du terrain à ma maladie...
Le contact d'une main sur mon épaule me fit sursauter. Je me tournai et croisai aussitôt le regard de Bill. Il me sourit, se pencha pour frôler ma joue de ses lèvres et poussa Tom pour pouvoir s'asseoir à côté de moi. J'émis un rire railleur en voyant le regard noir que lançait Tom à son jumeau... Qui n'avait rien vu, trop occupé à me sourire. Tom se mit jurer à voix basse, ce qui enjoigna son frère à tourner la tête vers lui, à contre-coeur:
__ Dis-donc, Tom ! Cesse de faire des projets dans notre dos. Je parie que Kay ( Il prononca mon nom comme une caresse. ) n'a pas envie d'y aller...? supposa-t-il en se tournant vers moi pour avoir confirmation. ( J'acquiescai mollement, Tom se renfrogna aussitôt. ) Bon. On n'aura qu'à, hum, jouer aux mikado !
__, Aux mikado !? se désola son frère en levant les bras au ciel. Aux mikado ! Mais on joue aux mikado tous les soirs !
__ Parfaitement ! Kay aime ça.
__ L'amour rend bête, affirma Georg en apparté.
__ Tu sais ou tu peux te les mettre, tes mikado ? grommela Tom en prenant un autre siège.
__, Aux mikado !? se désola son frère en levant les bras au ciel. Aux mikado ! Mais on joue aux mikado tous les soirs !
__ Parfaitement ! Kay aime ça.
__ L'amour rend bête, affirma Georg en apparté.
__ Tu sais ou tu peux te les mettre, tes mikado ? grommela Tom en prenant un autre siège.
Bill haussa un sourcil ironique mais ne répondit rien. Gustav leva la main comme pour prendre la parole :
__ Dites, moi, pour une fois, j'ai envie de changer. ( Tom lui lança un coup d'oeil plein d'espoir. ) Je ne parle pas forcément d'une boïte de nuit, mais...
__ Mais qu'est ce que vous avez contre? jura Tom en croisant les bras sur son torse, désespéré. C'est parfait, les boîtes ! En plus, ça va faire un bail qu'on ne s'est pas tapé des...
__ Hum, l'interrompit Bill en souriant nerveusement, Tom, je t'assure que tu n'es pas obligé de finir ta phrase.
__ ... Nanas canons, compléta Tom avec un sourire railleur.
__ Tom ! râla Bill en évitant mon regard.
__ Quoi ! Je n'ai pas besoin de demander ta permission pour être pervers, à ce que je sache !
__ Mais qu'est ce que vous avez contre? jura Tom en croisant les bras sur son torse, désespéré. C'est parfait, les boîtes ! En plus, ça va faire un bail qu'on ne s'est pas tapé des...
__ Hum, l'interrompit Bill en souriant nerveusement, Tom, je t'assure que tu n'es pas obligé de finir ta phrase.
__ ... Nanas canons, compléta Tom avec un sourire railleur.
__ Tom ! râla Bill en évitant mon regard.
__ Quoi ! Je n'ai pas besoin de demander ta permission pour être pervers, à ce que je sache !
J'éclatai de rire, ce qui détendit aussitôt l'athmosphère - Qui s'était considérablement alourdie depuis que Tom avait commencé à grogner.
__ Bon, alors, les mikado...
__ Bill ! grommelèrent Tom, Georg et Gustav d'un parfait ensemble.
__ Bill ! grommelèrent Tom, Georg et Gustav d'un parfait ensemble.
Il se mit à rire.
__ Je blaguais !
____
Après le concert - Qui eut lieu dans le chaos le plus total, comme à son habitude ( Une fan parvint à se glisser dans le Bus-tour et poursuivit Bill jusque dans les toilettes, où il s'était lâchement enfermé pour éviter de se faire couper les cheveux - Elle affirmait, ciseaux à la main, en vouloir une mèche en guise de souvenir. )Nous avions finalement décidé de voter. Résultat : Mikado, 2 voix, Boîte de nuit, 3. Je n'avais plus qu'à me poster dans un coin jusqu'au départ... A moins que. Bill avait l'air décidé et voulait me suivre, quoi que je choisisse. Mais je savais instinctivement qu'il avait envie d'aller en boîte, s'amuser un peu. J'étais déjà assez égoïste comme cela ! J'avais donc décidé de mentir à Bill, et, bien que mon enthousiasme me parut quelque peu fictif, il fut prononcé de façon assez positive pour réussir à tromper Bill.
Et nous y étions déjà, après s'être débarrassé de la fan aux ciseaux- A l'aide des deux gardes du corps et un David déchaîné. Je lâchai un soupir sans le vouloir, en fixant la boîte dans laquelle nous étions entrés. Grande et bondée, comme l'image que je m'en faisais. La fin d'une chanson de Madonna passait, et nous parvînmes tant bien que mal à atteindre le bar - Des adorateurs de la chanson hurlaient encore aux D.J de la repasser et agitaient frénétiquement les bras en direction des baffes pour se faire comprendre, ce qui rendait le chemin assez hardu. Je m'assis sur un des tabourets aux côtés de Bill, pendant que les deux G, accompagnés d'un Tom enthousiaste, partaient en direction de la piste, non sans avoir pris auparavant commande auprès d'un serveur.
Bill commanda une bière et me demanda si j'en voulais une. Je secouai la tête, peu désireuse d'activer la nausée contre laquelle je me battais depuis ce matin. Une autre chanson de Madonna résonna soudain à mes tympans, et j'eus un frisson en considérant le peu de distance qu'il y avait entre les baffes et mes pauvres oreilles rougisseantes. Je soupirai et baissai la tête pour tenter d'échapper à la musique - Que de temps perdu.
Bill parut remarquer mon geste et rapprocha son tabouret du mien pour pouvoir enrouler son bras autour de ma taille d'un geste tendre:
__ Je parie que tu n'aimes pas les boîtes, soupira-t-il en me dévorant des yeux.
__ Si, si, mais j'ai un peu mal à la tête, contrai-je en soupirant moi aussi.
__ Si, si, mais j'ai un peu mal à la tête, contrai-je en soupirant moi aussi.
Ce qui était parfaitement vrai, bien que le " un peu " soit de trop. La douleur habituelle vrillait dans mon pauvre crâne, et la musique ne faisait bien sûr qu'empirer les choses. Pourquoi fallait-il que je sois malade? J'aurais pu aller danser avec Bill... J'aurais pu m'amuser. L'injustice de la situation me revint en pleine figure et je me retins à grand peine de me mettre à sangloter au vu de tous, haineuse. Que je détestais cette maladie ! Mais Bill était là, avec moi.
Ca me suffisait. Pour l'instant...
__ Tu veux qu'on sorte?
Sa voix, pressante et inquiète. Je relevai la tête et acquiescai, soulagée et honteuse. Il me prit par la main, me fit descendre du tabouret sans jeter un seul regard au barman qui venait de déposer sa bière sur le boin du bar et me conduisit dehors, non sans avoir auparavant tapé sur l'épaule de son frère - Qui profitait du spectacle que sa future victime adepte des strings offrait en se baissant pour remettre son bas - pour lui indiquer où nous allions.
J'acceuillis l'air frais avec soulagement. Bill m'indiqua un banc, situé en face du bâtiment, et nous allâmes nous asseoir. Je fermai les yeux pour mieux tenter de repousser ma nausée et ma migraine, puis constatai avec quelques secondes de retard que Bill ne disait plus rien. Je rouvris les yeux et tournai la tête pour le contempler, inquiète. J'aimais quand Bill parlait, et il le faisait très souvent, ne s'arrêtant que pour m'embrasser ou pour m'observer d'un air songeur. Le fait était que, ce soir, il ne faisait ni l'un ni l'autre. Je lui pris la main et m'éclaircis la gorge, l'incitant à sortir de ses pensées.
Il me fixa un instant et parla enfin:
__ Il faut que tu me dises, Kay.
__ Hum...?
__ Ton secret. Tu as bien un secret, non?
__ Non. affirmai-je avec un temps de retard, trop concentrée sur ma migraine et sur ma ferme intention de ne pas vomir sur Bill.
__ Non? Tu es tout le temps fatiguée. Tu as trop souvent mal à la tête. Tu es malade, la nuit. Tu crois que je ne t'entends pas te lever en douce? Et ce soir, tu as encore mal à la tête. Alors, j'attends tes explications parce qu'il y en a forcément une.
__ Hum...?
__ Ton secret. Tu as bien un secret, non?
__ Non. affirmai-je avec un temps de retard, trop concentrée sur ma migraine et sur ma ferme intention de ne pas vomir sur Bill.
__ Non? Tu es tout le temps fatiguée. Tu as trop souvent mal à la tête. Tu es malade, la nuit. Tu crois que je ne t'entends pas te lever en douce? Et ce soir, tu as encore mal à la tête. Alors, j'attends tes explications parce qu'il y en a forcément une.
J'ouvris, puis refermai la bouche aussi sec, secouant la tête dans le vain espoir que ce geste allait suffire à retirer les soupçons que Bill avait - Depuis un certain temps apparemment, ce que je n'avais pas remarqué. J'étais donc découverte. Je n'aurais jamais pensé devoir lui annoncer si tôt... Ou peut être que si finalement. Parce que j'allais... J'allais mourir un jour. Bientôt.
Il aurait de toute façon fallu que je lui dise.
Allez, Kay ! me morigénai-je en retenant mes larmes. Dis-le.
__ Je... Je... Je ne peux pas.
__ Tu ne peux pas quoi? s'enquit Bill d'une voix à nouveau pressante.
__ Tu ne peux pas quoi? s'enquit Bill d'une voix à nouveau pressante.
Il y eut un silence.
__ Je ne veux pas te le dire, soufflai-je d'un semblant de voix torturé.
__ Me dire quoi !? s'énerva Bill en repoussant vivement ma main. Mince ! Il n'y a qu'un mois, un seul mois qu'on est ensemble et tu as déjà des secrets !
__ Me dire quoi !? s'énerva Bill en repoussant vivement ma main. Mince ! Il n'y a qu'un mois, un seul mois qu'on est ensemble et tu as déjà des secrets !
Il se leva et commenca à faire les cents pas autour du banc, fébrile. Je peinai de plus en plus à retenir à la fois mes larmes, ma migraine et ma nausée. Je me levai moi aussi, dans l'espoir que je parviendrais à calmer Bill. Il le fallait. Je ne voulait pas tout gâcher ! Tout était si beau.
Ou peut être pas tout, pensai-je en serrant les dents.
__ Arrête ! suppliai-je pour qu'il cesse de faire le tour du banc.
__ Dis-le moi, alors ! lança Bill en stoppant à quelques pas de moi. Ca ne doit pas être si grave ! Non
? Ce n'est pas si grave !
__ Dis-le moi, alors ! lança Bill en stoppant à quelques pas de moi. Ca ne doit pas être si grave ! Non
? Ce n'est pas si grave !
J'aquiescai, tâchai de m'en convaincre à mon tour. Non. Ce n'était pas si grave. Non. Non ! Rien n'était grave.
Peine perdue. Confusément, je sentis soudain que j'avais perdu la bataille, les batailles. Tout éclata en même temps. Mes larmes, ma migraine qui revint au galop, et ma nausée.
Je m'affalai à terre. Tout était noir, rouge, vide. Je ne voyais presque plus rien. Un cri. je sentis des mains presser mes épaules, mes joues. Bill. Que se passait-il? Je rouvris les yeux, ne vit que du rouge. Du rouge, partout autour de nous.
Je compris.
J'avais vomi du sang.


